Les archers s’en vont…

Nous sommes au milieu de l’été et certains oiseaux nous quittent déjà pour retourner au-delà du Sahara. Le premier à ouvrir la marche (ou devrais-je plutôt dire le vol), c’est le martinet noir (Apus apus)

Martinet noir par Paweł Kuźniar

Martinet noir par Paweł Kuźniar

Vous l’avez sûrement déjà vu voler au-dessus des villes et villages en criant de longs « srîîîîî ». Ils ont tendance à se mêler aux hirondelles dont ils sont distinguables grâce à leurs silhouettes en arc à flèche. De là leurs viennent leur nom wallon « êrtchî », littéralement: archer.

Si il y a bien un être vivant qui est fait pour le vol, c’est bien lui. Il peut atteindre une vitesse de 150km grâce à son corps fuselé et ses longues ailes longues et fines. Tellement longues qu’il ne sait pour ainsi dire plus se poser. C’est pour cela que le martinet passe sa vie dans les airs. Il y mange, y dort et s’y reproduit même (histoire d’être plus proche du septième ciel). Il ne se posera que pour pondre et couver dans l’anfractuosité d’un mur. Mais toujours en hauteur, question d’habitude!

Si jamais il se retrouvait au sol, il ne saurait pas se relancer dans les airs, ses pattes sont bien trop petites pour donner une impulsion suffisante. Alors si jamais vous trouvez un retardataire qui serait par terre, prenez-le délicatement dans vos mains et soulevez-le, il devrait s’envoler de lui même et partir pour un très long voyage.

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