Elégance aquatique

S’il est un oiseau aquatique qui est élégant, c’est bien le grèbe huppé (Podiceps cristatus). On a pu en observer quelques-un à la gravière d’Amay lors de ma précédente balade où on les a vu commencer à avoir des comportements nous annonçant déjà l’arrivée du printemps (même si l’hiver n’a pas vraiment commencé, mais certaines espèces aiment prendre un peu d’avance.)

Grèbe huppé par Thierry Milherou

Cet oiseau, en plus d’être superbe, exécute aussi une splendide parade nuptiale. Et comme une petite vidéo vaut mieux qu’un long discours, je vous laisse admirer ceci.

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Balade à Amay le 16 novembre à 14h

Si jamais vous n’avez rien de prévu le 16 novembre à 14h, j’organise une balade à Amay. Le rendez-vous est fixé sur la Place Sainte Ode, devant la collégiale. Si vous avez quelque chose de prévu, il est toujours possible d’annuler votre engagement pour venir me rejoindre ;)

Amay vu de la gravière

Amay vu de la gravière

Nous ferons une promenade d’environ 4km qui nous conduira à la tour romane puis à la gravière où nous pourrons observer plusieurs espèces d’oiseaux d’eau. Par conséquent, si vous avez des jumelles ou une longue-vue, n’hésitez pas à les emmener avec vous.

Pensez aussi à vous munir de bonnes chaussures de marche (ou des bottes s’il pleut) ainsi que de 4€ par adultes et 3€ pour les enfants à partir de 12 ans.

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Pondre dans des cailloux, sérieusement?!

Tout commence lorsque que je faisais un dernier repérage pour une balade à Theux (qui aura lieu le 13 octobre à 14h, n’hésitez pas à venir! Plus d’info ici). Je montais un chemin empierré quand je remarque une tache vert pomme. En m’approchant, je remarque que c’est une grande sauterelle verte (Tettigonia viridissima). Petit truc pour différencier les sauterelles des criquets: si les antennes sont plus longues que l’insecte: c’est une sauterelle, si elles sont plus courtes: c’est un criquet. Comme vous pouvez le voir sur la photo, les antennes de sauterelles sont assez fines. Mais avec le temps, on arrive à les distinguer au premier coup d’œil.

Sauterelle en train de pondre

Grande sauterelle verte (Tettigonia viridissima) en train de pondre

Évidemment, quand je l’ai vue, je me suis précipité sur mon appareil photo pour l’immortaliser. Puis après quelques photos, je me suis rendu compte qu’il y avait quelque chose de bizarre. Elle était en train de pondre! Sur la photo, on peut voir son ovipositeur à moitié enfoncé dans le sol. En effet, les femelles de sauterelles ont un genre de tige au bout de leur abdomen afin de pouvoir déposer leurs œufs dans les endroits les plus adéquats.La technique pour enfoncer son ovipositeur est assez drôle à voir. Elle consiste à faire bouger son abdomen assez rapidement pour qu’il arrive à rentrer dans le sol. J’étais fort étonné de la solidité de l’ovipositeur quand je l’ai vu s’enfoncer dans les cailloux, mais il existe bien des insectes dont l’ovipositeur peut forer le bois!

Par contre, petit conseil si vous croisez une sauterelle: n’essayez pas de l’attraper, car la morsure est très douloureuse. C’est une leçon que j’ai appris lorsque j’avais 7 ans et je ne l’ai toujours pas oubliée depuis!

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Une belle bien encombrante…

Lorsque que j’étais enfant, je me souviens que lorsqu’on allait au bord de l’eau avec mes parents, il y avait plein de canards colvert. Hors hier, alors que je faisais un repérage à la Gravière à Amay, j’ai été fort surpris par le nombre imposant de bernaches du Canada (Branta canadensis), et surtout par le peu de canards colvert (Anas platyrhynchos).

Bernache du Canada par Chuck Szmurlo

Bernache du Canada par Chuck Szmurlo

Comment ça se fait? C’est assez simple: la bernache du Canada est, comme son nom l’indique, originaire d’Amérique du Nord et a été introduite en Europe en tant qu’animal de décoration pour les parcs. Il faut bien avouer qu’elle est très jolie, mais malheureusement, elle est aussi assez agressive envers les autres oiseaux d’eau, ce qui fait qu’elle a tendance à leur « brouter l’herbe sous la palme ». Ce qui explique que la population de canards indigènes décroit et que l’on retrouve des bernaches un peu partout (le long de l’Ourthe, sur la Meuse, etc).

Il est évidemment difficile de faire quelque chose contre elles, les solutions efficaces étant bien entendu réservées aux personnes qualifiées, néanmoins deux choses sont possibles pour les particuliers afin d’empêcher leur prolifération: d’abord ne pas les nourrir, même si je comprends bien que c’est tentant, surtout si on a des enfants. La seconde s’applique à toutes les espèces animales ou végétales: évitez d’introduire des espèces exotiques dans la nature. Les exemples d’espèces devenues invasives sont malheureusement trop nombreux. Mais l’on peut citer en exemple les tortues de Floride, la renoué du Japon, la berce du Caucase et la balsamine de l’Himalaya pour les plus connues. Et nos écosystèmes sont déjà malheureusement déjà bien trop fragiles pour leur imposer un agent perturbateur de plus…

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Une reine à multiples usages

Ce matin, je me réveille et en ouvrant mes stores, je me retrouve face à face avec une vision d’horreur: il pleut, il fait gris, il a même l’air de faire un peu froid… En bref, de quoi me donner plus qu’envie de retourner sous ma couette et de reconvoquer illico presto Morphée pour retourner dans ses bras… Par contre, une simple association d’idée m’a fait penser à la reine des prés (Filipendula ulmaria), jolie plante que l’on croise régulièrement en cette saison et que j’ai pu immortaliser lors de la balade que j’ai faite à Robertville.

Reine des prés au bord du lac de Robertville

Reine des prés au bord du lac de Robertville

Comment j’en suis arrivé à penser à elle? Un temps pareil, c’est un coup à se chopper un bon gros rhume, si pas une grippe. Et une grippe, ça donne de la fièvre, que soigne la Reine des prés. On l’appelle aussi spirée ulmaire d’où vient le nom d’un médicament bien connu: l’aspirine. En effet, elle contient de l’acide salicylique qui est le composant de ce remède. On retrouve aussi cette molécule dans les saules (Salix sp.) dont elle tire son nom.

On la retrouve au bord de l’eau ou dans les prairies un peu humides. Elle a de jolies fleurs blanches et odorantes regroupées en fausses ombelles perchées sur une tige rougeâtre. Ses feuilles sont composées et montrent bien son appartenance à la famille des rosacées (comparez-les avec les feuilles de rosiers, de fraisiers ou encore de benoîte et vous verrez facilement un air de famille: elles sont toujours composées et dentées).

Les fleurs peuvent être utilisées en cuisine pour aromatiser des desserts ou des boissons. Je n’ai encore jamais testé, mais si vous avez fait l’expérience, je serai intéressé de connaître le résultat, alors n’hésitez pas à commenter!

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Balade autour du lac de Robertville

Cette semaine, j’ai pu découvrir deux balades extrêmement jolies, et je vais m’attarder plus spécifiquement sur une: la balade de 6km autour du lac de Robertville, dont le départ se trouve au pied de l’église du village du même nom. Il vous suffira de suivre les flèches avec un petit rectangle jaune debout (donc les plus petits côtés sont à l’horizontale).

Vue du pont de Haelen

Vue depuis le pont de Haelen

Alors avant tout, l’histoire de ce lac! Il s’agit d’un lac de barrage situé en contrebas du village de Robertville sur la commune de Waimes. Le barrage a été construit en 1928 sur la Warche afin de fournir de l’eau potable et de produire de l’électricité. Il a une superficie de 62 hectares et une capacité de 8 000 000 m3.

Maintenant que les présentations sont faites, parlons réellement de la balade. En partant de l’église, on descend vers le lac que nous longeons par un petit sentier jusqu’au barrage. Je dois bien vous avouer que j’ai failli plusieurs fois tomber dans l’eau car j’étais assez distrait par toutes les fleurs et les demoiselles qui passaient par là. Quand je parle de demoiselles, ce n’est pas des touristes hollandaises dont je parle, mais plutôt de caloptéryx éclatants (Calopteryx splendens). Il faut avouer qu’ils portent bien leur nom, avec un corps métallisé et des ailes dont la seconde moitié est colorée de bleu. La femelle, elle, a le corps vert métallisé et des ailes translucides sur toutes leurs longueurs.

Caloptéryx éclatant mâle

Caloptéryx éclatant mâle

Une fois arrivé au barrage, vous pourrez faire une petite pause dans un chalet où divers rafraîchissements vous seront vendus (dont un grand choix de bières).

Après avoir repris un peu des forces, c’est reparti pour un sentier à côté du lac, mais cette fois-ci dans les bois, pour arriver au pont de Haelen (où vous pourrez admirer la vue de la première photo) avant de remonter sur Robertville.

Si vous avez peur de vous perdre, vous pouvez acheter une carte des balades sur les communes de Malmedy et Waimes pour 7€ à la Maison du Tourisme de Malmedy, sur la Place Albert I.

 

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Les archers s’en vont…

Nous sommes au milieu de l’été et certains oiseaux nous quittent déjà pour retourner au-delà du Sahara. Le premier à ouvrir la marche (ou devrais-je plutôt dire le vol), c’est le martinet noir (Apus apus)

Martinet noir par Paweł Kuźniar

Martinet noir par Paweł Kuźniar

Vous l’avez sûrement déjà vu voler au-dessus des villes et villages en criant de longs « srîîîîî ». Ils ont tendance à se mêler aux hirondelles dont ils sont distinguables grâce à leurs silhouettes en arc à flèche. De là leurs viennent leur nom wallon « êrtchî », littéralement: archer.

Si il y a bien un être vivant qui est fait pour le vol, c’est bien lui. Il peut atteindre une vitesse de 150km grâce à son corps fuselé et ses longues ailes longues et fines. Tellement longues qu’il ne sait pour ainsi dire plus se poser. C’est pour cela que le martinet passe sa vie dans les airs. Il y mange, y dort et s’y reproduit même (histoire d’être plus proche du septième ciel). Il ne se posera que pour pondre et couver dans l’anfractuosité d’un mur. Mais toujours en hauteur, question d’habitude!

Si jamais il se retrouvait au sol, il ne saurait pas se relancer dans les airs, ses pattes sont bien trop petites pour donner une impulsion suffisante. Alors si jamais vous trouvez un retardataire qui serait par terre, prenez-le délicatement dans vos mains et soulevez-le, il devrait s’envoler de lui même et partir pour un très long voyage.

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Une histoire de famille

Étant actuellement en stage linguistique à Hamburg, mon accès à la nature est plus que limité. Mais j’ai toujours bien accès au végétal grâce aux légumes. Nous en avons à disposition une grande variété  (enfin, suivant le magasin où vous faites vos courses), mais une chose est assez remarquable: de toutes les familles botaniques, seules certaines nous fournissent des légumes (ou des fruits ou des aromates) et parfois en très grand nombre. Évidemment, cet article ne se veut pas exhaustif, c’est juste là pour que vous sachiez les liens de parenté entre ce qui se trouve le plus souvent dans votre assiette.

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Prenons déjà les brassicacées, en voilà une qui nous a fournit de nombreux légumes: ainsi toutes les sortes de choux, brocolis, radis, navet, moutarde, colza… viennent de cette famille.

Nous avons après cela les cucurbitacées, qui sont représenté par les concombres, cornichons, pastèques, melons, courgettes, potirons, potimarrons, butternut,…

Alors que les solanacées d’Europe sont toxiques, celles d’Amérique nous ont amené pas mal de légumes, dont certains sont carrément des incontournables de notre cuisine actuelle: pommes-de-terre, tomates, poivrons, piments, aubergines, physalis (les petites baies jaunes entourées de feuilles que l’on retrouve dans les cocktails).

Il ne faut pas oublier les apiacées, anciennement appelée « ombellifères », qui comptent dans leurs rangs les carottes, panais, céleris, cerfeuils, persil,…

Et pour ce qui est des épices, prenez les aliacées (oignons, ails, ciboulettes, échalottes) et ajoutez y les lamiacées (menthe, thym, romarin, origan, mélisse) et vous aurez déjà pas mal de choix.

Si je n’ai pas parlé de votre légume préféré et que vous voulez savoir de quel famille il est, n’hésitez pas à laisser un petit commentaire.

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Une orchidée bien discrète

Vous ne le savez peut-être pas, mais 47 espèces d’orchidées sont présentes en Wallonie. Elles sont évidemment toutes protégées car elles sont malheureusement devenues assez rares sur notre territoire, excepté pour l’épipactis hélléborine (Epipactis helleborine), dont c’est la période de floraison.

Epipactis hélléborine par BerndH

Epipactis hélléborine par BerndH

C’est une plante qui apprécie la mi-ombre et la fraîcheur, vous avez le plus de chance de la croiser dans les bois ou au pied des lisières, voir au pied de certaines haies. Peut-être même en avez-vous dans votre jardin ou dans le parc à côté de chez vous? J’ai remarqué qu’elle appréciait particulièrement les bouleaux. Les orchidées ont besoin de la présence de certains champignons pour germer, peut-être que le champignon auquel l’épipactis hélléborine est inféodée vit en symbiose avec les bouleaux? Les relations écologiques sont parfois assez complexes!

C’est une plante assez discrète, mais si vous la débusquez, regardez ses petites fleurs vertes et roses de plus près, et vous reconnaîtrez facilement la structure d’une fleur d’orchidée, exactement comme celle que vous avez offert à la dernière pendaison de crémaillère où vous avez été invités (probablement un phalaénopsis, c’est les plus facile d’entretien).

Petite subtilité chez les orchidées, le pétale qui est orienté vers le bas et qui est souvent assez modifié (il peut ressembler à une coupelle, à un insecte, être fortement découpé, …) s’appelle le labelle. Vous avez maintenant de quoi briller en société lorsque vous réoffrirez une orchidée.

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Jaune comme un soleil

La nature fait souvent bien les choses, comme avec le millepertuis perforé (Hypericum perforatum). Cette plante des bords des chemins et des prairies sèches pousse au plus chaud de l’été, juste au moment où on a tendance à attraper des coups de soleil. Et c’est tant mieux, car avec ses fleurs, on peut fabriquer une huile qui permet de guérir les rougeurs dues au soleil. Mais attention, une fois appliquée, l’huile peut être photosensibilisante. Mais cette plante a une autre vertu dans sa poche, c’est un antidépresseur très efficace.

Feuille de millepertuis perforé par Michael Gasperl

Feuille de millepertuis perforé par Michael Gasperl

Fleur de millepertuis perforé par Michael H. Lemmer

Fleur de millepertuis perforé par Michael H. Lemmer

 

 

 

 

 

 

 

 

Elle est assez ludique à reconnaître, si vous prenez une de ses feuilles et que vous regardez par transparence, vous verrez plein de petits trous (comme sur la photo). C’est ce qui lui a valu le nom de mitroû (mille trous) en wallon. Et si vous prenez ses fleurs et que vous les écrasez dans vos doigts, ils se teinteront de rouge.

Vous avez peut-être dans votre jardin une de ses cousines, une variété horticole qui a de grosses fleurs jaunes, mais n’hésitez pas à ramasser quelques graines de l’espèce indigène et à l’installer chez vous, vous ne le regretterez pas.

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